Bouaké, décembre 2025 – Au-delà des débats scientifiques et des engagements institutionnels, le colloque international sur les pollutions industrielles et les risques sanitaires en Côte d’Ivoire a mis en lumière un aspect essentiel mais souvent moins visible de l’action universitaire : l’impact pédagogique concret et durable de la Chaire UNESCO de Bioéthique de l’Université Alassane Ouattara (UAO).
Sous l’impulsion de son Titulaire, le Professeur Lazare Poamé, la Chaire UNESCO de Bioéthique s’affirme comme un véritable laboratoire de formation appliquée, où l’éthique ne se limite pas à un cadre normatif, mais devient un outil d’apprentissage, d’analyse et d’action au service des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des étudiants.
Une pédagogie ancrée dans les réalités environnementales
L’un des acquis pédagogiques majeurs de cette dynamique réside dans l’intégration directe des problématiques environnementales contemporaines dans les dispositifs de formation universitaire. En marge du colloque, la Chaire a organisé une formation gratuite sur la pollution de l’eau, animée par les experts du SAMU de l’environnement France, M. Étienne Faivre et Mme Mehriban Huseynova. Cette session, tenue dans les locaux de la Chaire UNESCO de Bioéthique, a réuni un public diversifié d’enseignants-chercheurs, de chercheurs et d’étudiants.
La formation s’est déroulée en présence de la Secrétaire générale adjointe de l’Université Alassane Ouattara, Dr Palé Chantal épouse Koutouan, du Professeur Traoré Grégoire, Directeur du Département de Philosophie, et du Professeur Lazare Poamé, illustrant l’adhésion institutionnelle à cette approche pédagogique innovante.
De la théorie à la pratique : apprendre en situation réelle
Fidèle à sa mission de bioéthique appliquée, la Chaire UNESCO de Bioéthique a complété cette formation théorique par une séance pratique d’analyse de la qualité de l’eau, organisée le samedi 13 décembre 2025. Encadrés par les équipes du SAMU de l’environnement France et Côte d’Ivoire, les participants ont été initiés à des méthodes concrètes d’examen de plusieurs types d’eau, leur permettant de comprendre les liens entre pollution, données scientifiques et impacts sanitaires.
Cette immersion pratique constitue un tournant pédagogique important : elle renforce les compétences techniques locales, développe l’esprit critique des apprenants et favorise l’appropriation des outils de diagnostic environnemental par les acteurs académiques ivoiriens.
Une formation continue et pluridisciplinaire
L’action pédagogique de la Chaire ne s’est pas limitée à la pollution de l’eau. Dans une logique de formation continue, les activités se sont poursuivies avec le Département de Philosophie, la Chaire UNESCO de Bioéthique et le SAMU de l’environnement France et Côte d’Ivoire, autour des pollutions des sols. Cette progression thématique témoigne d’une pédagogie structurée, fondée sur la transversalité des savoirs et l’articulation entre sciences, éthique et politiques publiques.
Cette approche pluridisciplinaire permet aux étudiants et chercheurs de dépasser une lecture strictement technique des pollutions industrielles, en y intégrant des dimensions éthiques, sociales, juridiques et sanitaires, conformément aux orientations de l’UNESCO.
Une Chaire au service du renforcement des capacités nationales
À travers ces actions pédagogiques, la Chaire UNESCO de Bioéthique confirme sa vocation à être un outil de renforcement des capacités humaines et institutionnelles. Elle contribue à former une nouvelle génération d’enseignants, de chercheurs et de cadres capables d’éclairer la décision publique, d’accompagner les entreprises vers des pratiques responsables et de sensibiliser les communautés aux risques environnementaux.
Comme l’a souligné le Professeur Lazare Poamé, l’enjeu est de « former des acteurs capables de penser l’environnement non seulement comme un objet scientifique, mais comme une responsabilité éthique collective ».
Un impact durable au-delà du colloque
En inscrivant la formation au cœur de son action, la Chaire UNESCO de Bioéthique démontre que son impact ne s’arrête pas à l’organisation d’événements scientifiques. Elle s’affirme comme un acteur pédagogique stratégique, capable de transformer les recommandations issues des colloques en compétences durables et en pratiques concrètes.
À ce titre, l’expérience de l’Université Alassane Ouattara constitue un modèle de mise en œuvre effective des missions UNESCO, conciliant excellence académique, utilité sociale et ancrage dans les réalités africaines.








