Ces recommandations traduisent une conviction forte : la lutte contre le changement climatique est La Chaire UNESCO de Bioéthique de l’Université Alassane Ouattara (UAO) a organisé mardi 6 mai 2025, un atelier scientifique international d’envergure sur le thème : « Recherche éthique, changement climatique et santé ». Accueilli sur le campus 2 de l’université, l’événement a réuni enseignants-chercheurs, praticiens, étudiants et experts venus de divers horizons pour analyser collectivement les enjeux éthiques du changement climatique et ses répercussions sur la santé et l’environnement.
Une approche éthique face aux défis climatiques
Le Professeur Lazare Marcelin Poamé, titulaire de la Chaire, a ouvert les travaux en soulignant la nécessité d’une lecture éthique des impacts du changement climatique. Selon lui, « les solutions technicistes, technologiques et économico centristes demeurent partielles et parcellaires ».
Il a rappelé que les crises climatiques ne se réduisent pas aux données mesurables : elles touchent des dimensions humaines essentielles, telles que la solidarité, la justice sociale et la dignité. Pour être crédible, toute réponse doit dépasser les approches strictement scientifiques et intégrer une réflexion éthique globale, capable de protéger l’environnement tout en garantissant la qualité de vie des populations.
Son appel à une solidarité renouvelée entre l’homme et son environnement a marqué les esprits, rappelant que les défis climatiques transcendent frontières et intérêts particuliers.
Des recommandations pour une action collective
Mme Bakayoko Ly-Ramata, Déléguée permanente auprès de l’UNESCO, a salué l’initiative de la Chaire et la qualité des débats. Elle a formulé des recommandations stratégiques qui tracent une feuille de route pour l’action :
- Renforcer la sensibilisation afin que les citoyens comprennent pleinement les risques sanitaires liés au changement climatique.
- Placer l’éthique au cœur des politiques publiques, en promouvant la justice sociale et le respect des droits humains.
- Encourager l’innovation scientifique et technologique, inclusive et durable, adaptée aux réalités des pays en développement, notamment en Afrique.
- Favoriser la coopération internationale et la création de partenariats multinationaux pour des solutions climatiques contextualisées.
- Intégrer systématiquement le climat dans les politiques sectorielles (santé, agriculture, énergie, éducation) pour bâtir des sociétés résilientes.
- Accélérer les efforts d’adaptation en Afrique, en investissant dans des infrastructures solides et des systèmes de soutien pour les populations vulnérables.
Ces recommandations traduisent une conviction forte : la lutte contre le changement climatique est indissociable de la justice sociale et de la dignité humaine.
Un projet international pour un avenir ouvert
Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet R(H)OPE – The Right to an Open Future, un consortium réunissant des institutions universitaires et des experts issus de quatre continents : Afrique, Amérique, Asie et Europe.
Les discussions ont abordé des thématiques cruciales :
- l’impact du changement climatique sur la santé mentale,
- la propagation de pathologies liées aux agents pathogènes,
- les stratégies d’atténuation et d’adaptation à l’échelle mondiale.
En mettant l’accent sur la recherche éthique et la solidarité internationale, l’atelier a lancé un appel fort à la mobilisation collective pour protéger la santé et garantir l’avenir des générations futures.








